- Le développement de la ville vers l'est s'accentue. Mustapha connait un essor très rapide et l'agglomération s'étendra alors au hamma ( voir jardin d'essai du Hamma ) et aux pentes environnantes qui forment amphithéâtre.

Bab El Oued connait un développement plus tardif et à une échelle moindre que Mustapha. Il s'agira longtemps d'un faubourg ouvrier pauvre. - Après la seconde guerre mondiale, et surtout durant les dix années précédent l'indépendance, Alger connait un intense développement urbain sur l'ensemble de la périphérie. Elle s'étend alors sur une longueur de 10 km, allant du quartier du Ruisseau (Annasser) à celui de Bab El Oued.
"Il reste, ça et là la masse d'un édifice épargné, les arêtes d'un pan de rempart qui nous donne à réver de ce que fut un monde disparu et l'imagination y engouffre avec toute sa charge émotionnelle.
Il nous faut interroger ces bornes, témoins du passé, débusquer ce qu'elles recellent comme témoignages en creux, comme une absence, une strate en négatif de notre ancienne histoire culturelle ..." (de Mourad Bourboune).
Et dès 1831, on commença la démolition du plus intéressant et du plus vivant quartier du bas de la ville, constitué de plusieurs souks typiques. C'est ainsi que 420 maisons ou boutiques furent démolies ainsi d'ailleurs que la gracieuse mosquée "Es Saïda" (la mosquée de la Dame) où allaient prier les Deys le vendredi et, dont les jolies colonnes de marbre décorent encore et depuis 1837, le portique de Djamaâ El Kebir.