
La partie haute de la ville est celle qui a le mieux conservée son caractère architectural ancien. Elle a pour limite, les rues Amara Ali (ex.rue Randon) et Abderrahmane Arbadji (ex.rue Marengo), les boulevards Hahad Abderrezak (ex.Bd de Verdun), de la Victoire et Ourida Meddad (ex.Bd Gambetta). On y accède par les rues Hamidouche Sidi Driss (ex.rue de la Casbah) et Abderrahmane Arbadji (ex.rue Marengo) et par les rues Rabah Riah (ex.rue Porte Neuve) et Ahmed Allem (ex. rue Médée) dans la rue Ali Amara (ex.rue Randon). Toutes ces rues aboutissent au Boulevard de la Victoire et à la Casbah, ce qui fait que nul ne peut se perdre : s'il monte, il rencontrera toujours la vieille ville jusqu'à la Citadelle, et s'il descend la rue Arbadji (ex.rue Marengo)ou Amara Ali (ex.rue Randon), il débouchera finalement sur la place des Martyrs (ex.Place du Gouvernement).
Les rues ou ruelles, en escalier, donnent au vieil Alger un aspect particulier, elles serpentent, tournent sur elles-mêmes, présentent des pentes ou descentes abruptes, se terminent en impasse. Elles sont généralement silencieuses, mais certaines sont un peu plus animées avec leurs boutiques d'épicier, de fruitier, de marchand de sucreries...
A cet aspect urbain, s'ajoutent un certain nombre de monuments :
(la suite : La Citadelle ...)
Elle a été construite en 1660 par, dit-on la corporation des "bah-hâra" (pécheurs). Monument assez particulier par son style. On y remarque le minbar en marbre sculpté provenant de l'ancienne mosquée Es-Saïda, la tribune en bois, d'anciens koursi (fauteuils) de prédicateurs, en bois tourné et peint et un très beau lustre en cuivre ciselé. Du coté du minaret, se trouve l'ancien tribunal de rite hanéfite annexé à la mosquée.
Construite à la fin du 11è siècle (5è de l'Hégire) par les Almoravides. C'est la plus importante mosquée de la ville d'où est retransmise par la Télévision, la prière du Vendredi. Cinq portes donnent accès à l'intérieur de la Mosquée.

Cette lithographie, dessinée en 1833 par Wild et Lessore, témoigne du niveau de richesse de certaines habitations du vieil Alger. Elle montre une des pièces du Palais de Mustapha Pacha, rue des Lotophages, c'est à dire au Bastion 23. Comme on le constate, la décoration du plafond de cette pièce, que l'on peut voir au Palais 18, a subi un bain de jouvance et elle retrouve aujourd'hui ses couleurs et sa beauté. Notre photo montre les détails du plafond restauré.